du 20 octobre au 3 novembre 2019
Sur les pas de Saint Memmie

Une pâtisserie populaire : les Pardons de Saint Memmie

5ème partie

Sur ces pâtisseries présentées « comme une sorte de pain d’épice desséché, très dur, saupoudré de farine et rond comme une pièce de cent sous » (18) ou, comme le déclarait le chanoine Foillot, en 1951, « un genre de nonnette de goût peu agréable » (19).

Nous avons, sous forme d’enquête orale, recueilli les témoignages de Mengeots qui connurent la période précédant la guerre de 1940-1945.

Mme Thérèse Chéry, qui fut maraîchère pendant de nombreuses années à Saint Memmie nous a assuré qu'il existait alors « deux sortes de pardons, plus exactement deux tailles, des gros et des petits, mais de la même épaisseur, c'est-à-dire de deux à trois millimètres environ, saupoudrés de farine, cassant, ne s'émiettant pas, que l'on croquait et laissait ramollir dans la bouche ; la consommation en avait lieu principalement l’après-midi ».

Pour sa part, M. Jacques Simon, originaire de St Memmie, qui en fut maire de février 1944 à mars 1983, et à qui nous exprimons nos remerciements pour l'aide qu'il a bien voulu nous apporter lors des recherches nécessaires à l'établissement du présent travail, nous a déclaré : « Vers 1923, les pardons étaient fabriqués exclusivement par Antoine-Desaintmartin résidant Grande Rue, à l’entrée du pays. Ils étaient vendus principalement le jour du pèlerinage, c'est-à-dire le dimanche de la Passion sur des éventaires en plein air, mais aussi à la boutique du producteur. Cependant, on en pouvait trouver dans les auberges du pays... et même au buffet de la gare de Châlons. Ils se vendaient soit à l'unité à 1 sou ou à 2 sous, suivant grandeur, soit en paquet de 10 au prix 0 F 45, enveloppés dans une feuille de papier formant rouleau.»

Enfin, pour M. le Chanoine Faguier, ancien curé de l'Epine, qui voudra bien trouver ici l'expression de notre reconnaissance, « les pardons étaient plutôt amers, sans doute par esprit de pénitence », ce que confirme M. l’abbé François Ronez, l'actuel curé de Saint Memmie : « Ces pâtisseries pas très fameuses, il faut bien le dire, conciliaient l'esprit de pénitence avec la fête » (20).

La fête des Pardons se déroula chaque année jusqu'à la guerre de 1940, mais ne reprit que quelques années après son achèvement, comme en témoigne le compte rendu (21) qu'en fit en 1950 un journaliste. La fête eut bien lieu, mais « il n'y avait pas de pardons ! Le secret de la fabrication a été trop bien gardé et personne n'a jamais pu retrouver la recette de cette pâtisserie secrète, pourtant si succulente aux dires de ceux qui autrefois y goûtèrent et l'apprécièrent sans savoir ce qu'ils avaient sous la dent ! ».

Ce ne fut que l'année suivante, le dimanche de la Passion 1951, que l'on vit renaître les pardons. Voici la relation que fit de sa visite à la Fête, sur un mode humoristique, le rédacteur de la Marne hebdomadaire (22) : « J'étais allé de confiance acheter quelques paquets de pardons et le résultat avait été deux dents cassées et une autre légèrement détériorée. Il est vrai, ajoutait-il, qu'il s'agissait d'une friandise de carême qui ne doit pas rompre la pénitence ! »

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18. L'alimenta° populaire et la cuisine champenoise dans Trav. C'om.  Folklore champenois, t II 1956 p 106

19. Echanges de vues sur les pardons de St Memmie, dans Compte rendu de la séance du 22 février 1951

      de la Société d’Agriculture, Commerce, Sciences et Arts de la Marne (Arch. Marne, 1 J 356)

20. Bulletin paroissial : Saint-Memmie au fil des temps, n° 8, 8 avril 1984,

21. L’Union républicaine de la Marne, 29 mars 1950                                        22. 4 avril 1952

OFFRANDE DE MESSE

 

          Pourquoi faire célébrer une messe ?

         La messe est une action de remerciement et de louange. Toute messe est célébrée pour le monde entier, mais l’Eglise a reconnu au célébrant la possibilité de joindre à cette intention générale telle ou telle intention particulière.

        Vous pouvez demander à un prêtre de porter auprès du Seigneur certaines de vos intentions au cours de la messe.

       On peut demander une messe :

- Pour des défunts : vous demandez à Dieu de les accueillir auprès de Lui dans sa lumière. C’est le meilleur moyen de conserver bien vivante leur mémoire.

- Pour des proches : parents, enfants, amis, voisins… Vous demandez à Dieu de les aider à passer un moment difficile : maladie, échec, difficultés familiales...

- En action de grâce : tout simplement pour dire Merci.

Toute messe est sans prix, mais dès les origines, les fidèles ont participé par leur offrande aux frais de culte, à la subsistance des prêtres, à la vie de l’Eglise.

                                      Les honoraires de messe sont désormais fixés à 17 euros.

Paroisse de Saint Memmie              Diocèse de Châlons en Champagne

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Monseigneur Gilbert LOUIS

Evêque de Châlons